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Les Honneurs / Critiques /
En 1979
François Truffaut

En 1988
Le Canard enchainé
Le Nouvel Observateur
Audouard
Le Monde

En 1999
Les Inrockuptibles


 
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Mon cher Jean,

Elle n'est pas mince ma fierté de voir "les honneurs de la guerre" figurer désormais au catalogue du Carrosse et je tenais à vous le dire car j'aime ce beau film indémodable et j'ai la certitude qu'il sera mieux vu et apprécié par la nouvelle génération de spectateurs.
Parfois je vous envie d'avoir le courage de fuir l'asphalte jungle des Champs-Elysées, la vie doit être plus humaine dans le Roussillon, un jour ou l'autre je vous imiterai.
Tous mes voeux pour le présent et le futur et recevez, lointaines mais proches, mes pensées les plus amicales,

François Truffaut


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Lors de sa sortie en 1960, le film de Jean Dewever fut salué par Alain Resnais, Jean Renoir, Henri Jeanson, François Truffaut, Robert Parrish....
Vingt huit ans après, il n'a pas pris une ride et reste d'une limpidité éclatante. sa force réside dans sa simplicité apparente( du grand art). Trés peu de films ont démontré de façon aussi éloquente la connerie de la guerre.

Patrice Vautier
1988 Le Canard enchaîné


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ENTRE LA TREILLE ET LE TREILLIS.
Les Honneurs de la guerre de Jean Dewever, ressort après vingt-cinq ans. Sans une ride: comme le bon vin et la connerie humaine.


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   Il fallait un tact infini pour se frayer un chemin entre le vie et la mort, pour exorciser leur dangereux affrontement. Du tact et une manière de génie. Sinon la démonstration l'aurait emporté sur la réalité. Les coups d'épée dans l'eau font aussi de cruelles blessures...

Il y a du Jean Renoir chez Jean Dewever.

Il ne suffit pas de dire qu'il a été son assistant. Il est devenu son disciple et son continuateur.

Yvan Audouard


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Sculptées en pleine lumière, les images de Ghislain Cloquet (en noir et blanc) chantent les forces panthéistes de la vie, tandis que la mise en scène, avec une liberté souveraine, investit l'espace naturel des rues, des places, des routes et des bords de rivière. Le regard satirique se fait compréhensif pour les Allemands vaincus, à bout de force, qui ont envie de retourner chez eux, tendre pour les convives du banquet dans une guinguette qui n'ont que faire des discours, de leurs propres rivalités, amollis qu'ils sont par la chaleur et la sensualité ambiante.

Lorsque retentit de nouveau le bruit des armes, lorsque de nouveau la violence se déchaîne, tant de gâchis fait mal. Comme le cinéaste, le spectateur porte sur les dernières scènes un regard navré. Cette reprise en salle permettra-t-elle enfin à ce grand film de ne plus être un film maudit?

Jacques Siclier
Le Monde du 4 mars 1988


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En plein gaullisme triomphant, et bien avant Le chagrin et la pitié, un cinéaste français osait s'attaquer à la récriture officielle de l'Histoire et montrait la Résistance commme une réaction tardive, aléatoire et minoritatire.
En conjuguant sensualisme renoirien et humanisme de combat, Dewever dénonçait toute l'absurdité d'une guerre qu'on fait durer pour n'avoir pas osé la commencer à temps. Antidote absolu à La Grande vadrouille, le film de Dewever possède son penchant allemand, Le Pont de Bertrand Wicki

Les Inrockuptibles du 26 mai 1999


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